L’unité fonctionnelle des larmes, ensemble de structures incluant la surface oculaire, le système lacrymal, les glandes, ainsi que les nerfs qui les unissent jouent un rôle primordial dans le maintien de l’homéostasie du film lacrymal. Toute perturbation de cette unité fonctionnelle peut potentiellement induire des signes/symptômes de sécheresse oculaire. L’hyperosmolarité, ainsi que l’instabilité du film lacrymal, sont les deux principaux mécanismes sur lesquels se développe la maladie et sont les facteurs déclenchant du cercle vicieux décrit par Baudouin et al. De nombreux facteurs peuvent induire l’augmentation de l’osmolarité et la perte de stabilité du film lacrymal, ces derniers conduisant à des cascades d’activation intracellulaire au niveau de la surface oculaire responsables de la libération de facteurs pro-inflammatoires induisant les signes et symptômes de la maladie. La pathophysiologie de la maladie sera abordée, avec un accent particulier sur les facteurs inflammatoires, leur impact sur la surface oculaire ainsi que les différents symptômes engendrés.

Les progrès accomplis dans des domaines tels que : les facteurs de risque, les étiologies multiples, la pathophysiologie, mais aussi l’évolution constante des outils diagnostiques, ont permis d’accroître les connaissances du Syndrome d'Œil Sec (SOS) et de mieux adapter les stratégies thérapeutiques aux besoins spécifiques. Ces dernières années ont été le théâtre d’une nette augmentation des options thérapeutiques disponibles sur le marché pour le traitement de cette affection oculaire. Le contenu de cette présentation se centrera sur les principales avancées concernant le traitement du SOS en passant par les substituts lacrymaux, la prise en charge des anormalités des paupières et du bords palpébral, le traitement de la dysfonction des glandes de Meibomius ainsi que les différentes approches thérapeutiques des traitements anti-inflammatoires. La conférence réunit aussi une grande partie de la littérature scientifique sur le sujet.

Le Syndrome d'Œil Sec (SOS) est la principale plainte des patients rapportée dans la pratique quotidienne des professionnels de la santé oculaire. En 2007, les membres de la "Tear Film and Ocular Surface Society's" (Société du film lacrymal et de la surface oculaire) ont publié dans "International Dry Eye Workshop" (Atelier international de l'œil sec) une série de rapports décrivant les aspects fondamentaux du SOS. Les dix dernières années, l'aptitude à diagnostiquer et gérer le SOS a énormément progressé, à tel point que le TFOS a sélectionné 150 experts mondiaux du SOS pour publier une nouvelle série de rapports (TFOS DWES II). Ceux-ci ont été publiés en juillet 2017. Le but du TFOS DWES II était de :

1. Mettre à jour la définition, la classification et le diagnostic du SOS

2. Évaluer de manière critique l'étiologie, le mécanisme, la distribution et l'impact de ce trouble

3. Aborder sa gestion et sa thérapie

Dans cette présentation nous allons revoir la définition et la classification, la méthodologie diagnostique, la gestion et la thérapie rapportées dans le TFOS DWES II. Nous résumerons les données probantes évaluées par les experts concernant la façon la plus appropriée de prendre en charge les patients atteints du SOS en utilisant de nouvelles méthodes. L'accent sera mis sur l'impact des résultats dans la pratique clinique quotidienne pour facilement mettre en œuvre une méthodologie afin d'optimiser les soins aux patients.

Après une description de l'examen clinique, notamment à l'aide de toutes les dernières technologies d'imagerie, nous survolerons les différentes prise en charge de l'œil sec.

Nous développerons en particulier les examens au biomicroscope dans la cas de patients symptomatiques.

Selon les derniers travaux du TFOS (Tear Film Ocular Science) sur l'œil sec, Pascale Dauthuile et Brigitte Couture, Présidente et vice-présidente de l'AFELC, vous exposeront la nouvelle définition de l'œil sec, les dernières découvertes sur la prévalence... Notre atelier portera sur comment reconnaître les symptômes et signes cliniques de la sécheresse oculaire, ainsi que sa prise en charge adaptée.

Pour équiper en lentilles de contact, l’analyse des larmes nous permet de mieux nous orienter sur un type de lentille (souple vs rigide), un matériau de lentille, un produit d’entretien ou des gouttes de confort, afin d’améliorer la tenue des larmes sur la lentille et la surface oculaire.

Après un rappel des techniques d’observation, nous ferons une démonstration en live des différentes techniques applicables en pratique clinique : quantité de larmes, analyse de la couche lipidique et de la stabilité des larmes au Polaris, recherche d’indicateurs de faible quantité & qualité lacrymale… Nous associerons ensuite ces données avec le choix d’un équipement en lentilles de contact.